Cho Oyu
Le Cho Oyu (8 201 mètres) est le sixième sommet le plus haut du monde. Il est situé à 20 km à l’ouest de l’Everest.
L’expédition, amorcée le 5 septembre, a effectué son approche du sommet par la route nord, après avoir quitté Tingri, au Tibet, et elle fut marquée par des imprévus qui ont alimenté l’expérience acquise par Sébastien en haute altitude et renforcé sa conviction que l’Everest, planifié pour l’année suivante, était un objectif réalisable.
Au menu des imprévus : difficultés à contrôler la glycémie; sauvetage, au risque de sa vie, du chef de l’expédition, aux prises avec un œdème pulmonaire; une avalanche qui est passée à un cheveu d’être meurtrière; l’abandon de tous les coéquipiers restants, en raison de la maladie ou d’une mauvaise adaptation à l’altitude; et, au moment où Sébastien était enfin prêt à effectuer la poussée finale, une tempête majeure sur le haut de la montagne, qui a forcé toutes les expéditions en cours à renoncer à l’atteinte du sommet.
Faisant le point sur son expérience du Cho Oyu, Sébastien adressa le courriel suivant, le 5 octobre 2007, aux membres de sa famille, ses amis et ses collègues de travail :
Chers membres de la famille, amis et collègues,
Plus d’un mois s’est écoulé depuis que j’ai quitté pour des aventures inoubliables au Tibet. Le Cho Oyu est désormais derrière moi et je me remets de l’effort dans la belle ville de Katmandou, en réfléchissant aux événements récents. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots d’encouragement, vos pensées et vos prières. Le but de l’expédition était de se préparer pour l’ascension du mont Everest, au printemps de 2008. Bien que nous n’ayons pas eu la chance d’atteindre le sommet du Cho Oyu, tous les objectifs de l’expédition ont été atteints, faisant de celle-ci un grand succès.
L’équipement a été testé, des notes ont été prises et beaucoup d’expertise a été acquise. Le rêve de grimper sur le toit du monde est désormais plus tangible que jamais, et je peux à peine attendre le moment où ce sera possible, pour donner à l’Everest tout ce que j’ai.
On ne peut pas venir au Tibet sans se transformer un peu. J’ai adoré le temps passé ici et je garderai près de mon cœur toutes les paroles de sagesse que cette terre et son peuple ont laissées en moi.
Cordialement,
Sébastien